300 recettes professionnelles, savoureuses et gourmandes, de chocolats : truffes, pralinés, de ganaches, chocolats liqueurs, pâtes d'amandes, giandujas, fruits confits, fondants … concentrées dans un livre original, unique et inédit qui leur est spécifiquement dédié.
Un livre de référence pour amateurs passionnés
Un manuel rapidement demandé, dès sa sortie, par de nombreux professionnels soucieux d’étendre leur gamme
La toile regorge de recettes de pâtes de fruits déposées par des bloggers (ménagères, des cuisinières voire même des pâtissiers) qui, visiblement, ne connaissent pas grand chose à la confiserie !
D'ailleurs, il est fréquent de lire dans les commentaires des recettes qui ont été déposées, des interrogations de lecteurs sur les raisons d'un ratage de la recette parmi lesquelles :
- La pulpe n’a toujours pas pris après plusieurs jours,
- la pâte de fruit « remouille »,
- la pâte de fruit se dessèche,
- la pâte de fruit recristallise,
- la pâte de fruit moisit ou fermente .....
autant de phénomènes qui montrent que la recette n'est pas maîtrisée ni réglée et la technologie méconnue !
Les réponses apportées par les déposants des recettes sont souvent inadaptées
C'est une évidence, la confiserie ce n'est pas de la cuisine !
Dans le domaine de la confiserie, la problématique n'est pas de fabriquer pour consommer rapidement, mais de fabriquer aujourd'hui pour consommer plus tard, voire beaucoup plus tard, souvent plusieurs mois - Là, chaque ingrédient joue un rôle, a une raison d'être et on ne peut pas impunément modifier, au gré de ses humeurs, une recette, sans jouer les apprentis sorciers et, comme Mickey dans Fantasia, mettre en mouvement des phénomènes difficiles, voire impossibles, à contrôler -
Pour l'artisan qui a l'obligation de réaliser des produits stables, de qualité, de goût, d'aspects constants dans la durée, bien des questions trouvent des réponses dans la compréhension de phénomènes physico-chimiques et la mise en œuvre de leur solution technologique pour :
- Obtenir des résultats identiques quant on sait l'eau ne bout pas tous les jours ni partout à la même température ?,
- Eviter la recristallisation du sucre cuit à une concentration supérieure à son point de saturation ?
- Mesurer et corriger le ph des pulpes de fruits quand la pectine ne prend correctement que dans une plage de ph précise ?
- Garder une pâte moelleuse même si elle se dessèche ?
- Conserver dans de bonnes conditions d'hygrométrie relative et de température une pâte qui sera dégustée dans plusieurs mois ?
Prenons simplement l'aspect de la cuisson :
Contrairement à une idée trop répandue, reprise notamment par la quasi totalité des recettes du net, il n'est pas possible de cuire la pulpe à une température précise et obtenir des résultats constants car l'ébullition débute chaque jour à une température différente et l’eau ne bout pas partout ni tous les jours à 100 degrés –
Quand on chauffe de l'eau, on la transforme en gaz dont les bulles remontent vers la surface. Mais ce phénomène d'ébullition est ralenti par une contre pression exercée sur l'eau de la casserole : le poids de la colonne d'air au-dessus de la casserole, appelée "pression atmosphérique" -
Cette pression (estimée, à l'altitude 0, à 1013 hecto-Pacal : 1013 g/cm2 - soit plus de 10 tonnes/m2) varie en fonction de l’altitude et du temps qu’il fait.
Moins la pression est forte, plus la température d’ébullition est basse. En altitude l’eau bout plus vite et à température sensiblement plus basse qu’au bord de la mer - A Chamonix, par exemple, où la cuisson des pommes de terre de la tartiflette, pour cette raison, est très longue, il y a 3 000 m d'air en moins, qui pèsent sur l'eau de la casserole, qu' à Brest.
Cette réalité physique a pour conséquence directe qu’il n’est pas possible d’obtenir des résultats identiques et constants en cuisant une pulpe soit à une température fixe (car la concentration, à 107 degrés C par exemple, sera différente selon que l’on aura commencé à bouillir à 85 ou à 100 degrés), ni pendant un temps donné (cuire 25 minutes en commençant à 85° ne donnera pas la même concentration qu'une cuisson de 25 minutes commencée à 100°). Acceptable, à la limite, en cuisine ménagère pour la réalisation d'une recette ponctuelle, cela n'est pas concevable pour un professionnel -
Ainsi, il est toujours nécessaire de « régler» et adapter une recette par rapport à l’endroit où elle doit être réalisée, sinon on va au-devant de difficultés de réalisation, sous cuisson ou sur cuisson avec risque de recristallisation. Les confiseurs le savent bien et l’on peut expliquer beaucoup de recettes ratées par les "ménagères" par méconnaissance de ce phénomène. Cela vaut également pour la cuisson du sucre et des confitures.
Mon livre passe en revue les différents ingrédients mis en œuvre pour réaliser des pâtes de fruits, explique leur rôle et leur raison d'être, indique des secrets de fabrication et des tours de mains pour réussir 80 recettes gourmandes, réalisables par tous, professionnels ou amateurs, de pâtes de fruits secs et pâtes de fruits frais (à l'alcool, au lait concentré, poudrées, candies, fourrées, décorées, enrobées) et bien plus encore, dans la plus pure tradition de la haute confiserie française.
Pour des raisons de maîtrise des coûts d'auto édition, proportionnellement très élevés pour un tel ouvrage, le livre, de 67 pages, n'est désormais plus disponible que sous forme PDF pour la somme de 15.00 euros , payables par Paypal (compte : bernard-dauphin@orange.fr ou 0674173675) ou par chèque à mon domicile :
Bernard DAUPHIN
ARDENNES
10 rue du Moulin d'Ardennes
85200 FONTENAY LE COMTE
Expédition du PDF dès réception du règlement (m'indiquer adresse mail de destination) -
La cuisson préalable, qui stérilise les fruits, puis leur maturation, confèrent au sorbet beaucoup plus de saveur et de goût qu'un simple broyage avant sanglage, comme le préconisent généralement les recettes (souvent des "copier/coller") que l'on trouve sur le net.
On peut remplacer les fraises par des fruits rouges, des framboises, des myrtilles, des groseilles etc … le procédé de fabrication sera le même.
INGREDIENTS
500 g de fraises gariguettes (450 g net) (Hors saison, les fraises fraîches peuvent être remplacées par des fraises surgelées)
Sirop de base : Bouillir ensemble :
200 g de sirop de glucose
650 g de sucre cristal
1 litre d'eau minérale
Retirer du feu après la première ébullition -
Le sirop de base peut être conservé au frigo dans une bouteille fermée, plusieurs mois. Il pourra servir à réaliser d'autres sorbets (framboises, pommes, cerise, Champagne etc ...).
A défaut, on peut lui substituer du sirop de sucre de canne.
Pour certains fruits en fonction de leur maturité et leur taux de sucre, sa densité pourra être corrigée par ajout d'eau afin d'obtenir un taux de matières sèches constant, gage de la régularité du résultat.
4 g de stabilisateur à glace (à défaut, utiliser 2 feuilles de gélatine (2 g) - La gélatine est un excellent agent stabilisant qui évite la formation de cristaux dans la glace (cristallisation hydrique)
Le jus de 1/2 citron
NB : Le sirop de glucose peut être remplacé par 100 g de sucre inverti (trimoline) ou 100 g de glucose atomisé (en poudre)
Le sucre peut être remplacé en totalité par du sucre inverti.
ASTUCE : En cuisine, lorsque les fruits ne sont pas suffisamment mûrs, pour les glaces, les sorbets, les mousses ou les nappages de tartes, nous remplaçons une partie du sucre par du sirop de fraise, voire même de la confiture chinoisée.
MISE EN OEUVRE
Mettre à tremper la gélatine dans une grande quantité d'eau froide -
Laver rapidement les fraises - Retirer les pédoncules et les couper en morceaux -
Les réserver dans un saladier -
Bouillir les fraises avec 300 g de sirop de base -
A ébullition retirer du feu, ajouter la gélatine -
Refroidir rapidement -
Couvrir d'un film alimentaire et placer au frigo jusqu'au lendemain pour maturation -
Le lendemain, ajouter le jus de 1/2 citron et mixer finement les fraises (mixer plongeant).
FACULTATIF :
Vérifier, au réfractomètre, la densité de l'appareil pour la ramener à 17° (mesure de la densité des matières sèches contenues dans le sucre cristal, le sirop de glucose et le sucre des fruits) et corriger par ajout d'eau en conséquence - Ici, j'ai ajouté 50 g d'eau.
Cette opération, facultative, permet, lorsqu'on réalise souvent des sorbets, d'obtenir toujours le même résultat, ce qui n'est pas possible autrement car les fruits utilisés ne présentent pas, forcément, tous la même teneur en eau.
Cette densité est une référence en matière de sorbets et peut être appliquée à presque tous les appareils.
Chinoiser finement (facultatif mais vivement conseillé pour obtenir une excellente homogénéité de l'appareil) puis verser le tout dans la sorbetière
Turbiner (environ de 20 à 30 minutes en fonction du matériel utilisé)
A la consistance souhaitée, débarrasser le sorbet dans un récipient adapté, avec couvercle, et placer immédiatement au congélateur jusqu'à dégustation. Si nécessaire, former des boules ou des quenelles après 2 heures de congélation (le sorbet se sera raffermi) -
Ce sorbet peut être moulé directement dans des moules ou des cercles à pâtisserie pour la confection d'entremets, de gâteaux ou de vacherins glacés.
Comme tous les produis glacés, le sorbet se sort du congélateur environ 15 à 20 minutes avant consommation.
Délicieux à l'apéritif mais peut aussi servir d'entrée, servi avec de la roquette et agrémenté d'un trait de vinaigrette à l'huile de noisettes grillées et vinaigre de Xéres !
Cette recette peut se réaliser avec du fromage frais de chèvre, de vache ou de brebis, seuls ou en mélange, selon ce que l'on a sous la main -
INGREDIENTS
300 g de feta
250 g de lait concentré non sucré
2 figues sèches
20 g de pistaches décortiquées
3 abricots secs
20 g de pignons de pin
20 g d'amandes brutes
5 g de sel
5 g de piment doux ou de piment d'Espelette
4 g d'agar-agar (1 sachet)
MISE EN OEUVRE
Peser tous les ingrédients
Torréfier environ 10 minutes les amandes, les pignons et les pistaches, dans un four préchauffé à 180° -
A la sortie du four, laisser refroidir -
Hacher la féta grossièrement et la mettre dans une casserole - Ajouter le lait, le sel, l'agar-agar -
Bouillir environ 3 minutes sans cesser de remuer afin de bien fondre le fromage et développer les propriétés texturantes de l'agar-agar.
Hacher grossièrement les fruits (abricots, amandes, pignons, pistaches, figues) - Les mélanger au lait fromagé puis ajouter le piment -
Rectifier l'assaisonnement (s'il y a lieu) le lait affadit l'appareil -
Chemiser un moule de film alimentaire et y verser l'appareil - Entreposer au réfrigérateur pendant 3 heures environ -
Découper le nougat (forme au choix : cubes pour l'apéritif, - Je l'ai servi avec un Pacherenc du Vic Bilh moelleux - ou en tranches pour une entrée)
Pour une entrée :
Accompagnement : Salade de roquette + Vinaigrette : 1/2 cuillère à café d'ail écrasé mélangée à 4 cuillères à soupe d'huile de noisettes grillées et 1 cuillère à soupe de vinaigre de Xérès - sel et poivre à volonté - facultatif : miel -
· 2 gousses de vanille (ou autre arôme ou alcool 75 g environ : poire, kirsch, grand marnier...)
Pour la nougatine :
· 800 g de fondant
· 400 g de sirop de glucose
· 400 g d'amandes effilées ou hachées
· 75 g de beurre
Pour le caramel de glaçage des choux :
· 400 g de fondant
· 200 g de sirop de glucose
Pour le cimentage de la pièce :
· 600 g de fondant
· 300 g de sirop de glucose
Pour le décor :
· fleurs en pâte d'amandes ou en sucre
Pour la glace royale :
· sucre glace
· jus de citron
· blanc d'oeuf
Méthode de réalisation
Fabriquer et cuire les choux (ne pas trop travailler la pâte après l'incorporation du dernier oeuf afin que le développement se fasse harmonieusement.
Les laisser refroidir puis percer leur fond avec une grosse aiguille à tricoter (diamètre du trou : environ 5 mm).
Pendant que les choux refroidissent,
Réaliser la crème mousseline :
Faire une crème pâtissière avec les jaunes d'oeufs, la farine, le lait, les gousses de vanille fendues (si cet arome est choisi). Laisser refroidir la crème tamponnée avec un peu de beurre puis incorporer les 500 g au batteur pour obtenir une crème très légère. Commencer à battre le beurre puis incorporer la crème pâtissière comme une mayonnaise.
Battre pendant environ 10 minutes pour obtenir une crème aérienne.
Garnir les choux avec cette crème à l'aide d'une poche à doulle garnie d'une douille de 5 mm de diamètre. Veiller à leur remplissage suffisant (le chou doit être lourd quand il est bien garni).
Réaliser la nougatine.
Dans une casserole, mettre le fondant et le glucose. Laisser cuire jusqu'à l'obteniton d'un caramel bien doré.
Retirer du feu - Ajouter les amandes et le beurre - Bien mélanger - Couler sur le marbre légèrement huilé -
Détailler deux ovales d'environ 35 x 2 cm et réaliser une anse d'environ 90 cm de long sur 5 cm de large en formant l'anse tant que la nougatine est encore chaude (attention aux brûlures graves avec la nougatine).
Réaliser le caramel de glaçage :
Mettre le fondant et le glucose dans une casserole, porter à ébullition et laisser cuire pour atteindre le caramel clair. Tremper chaque chou dans le caramel. A ce stade, on peut laisser le chou ainsi et obtenir un glaçage rond ou retourner le chou sur une feuille de plastique alimentaire incollable (Silpat) et obtenir un glaçage plat (comme ici).
Réaliser le caramel de cimentage de la même façon.
Poser une plaque de nougatine sur le plan de travail et coller les choux sur la périphérie en veillant à la régularité du collage. Coller l'anse au caramel et la consolider en fixant dessus des choux sur toute la longueur
Poser le décor (ici, des roses en sucre). Pour des fleurs en pâte d'amande, il faut réaliser les fleurs plusieurs jours à l'avance pour qu'elles puissent être suffisamment dures.
Vous pouvez poser des fleurs en chocolat plastique (voir ma recette)
Réaliser la glace royale :
Mélanger du sucre glace à un peu de blanc d'oeuf et de jus de citron (environ 250 gr de sucre glace pour 1 blanc d'oeuf) pour obtenir une pâte assez ferme. Si nécessaire, ajuster la texture en ajoutant un peu de sucre ou de jus de citron -
Dresser le décor à la poche selon son goût.
Entreposer dans un endroit frais et sec.
On trouve des roses en sucre toutes prêtes, en boîte dans le commerce de gros alimentaire mais leur coût est assez prohibitif et leur look moins artistique
Un mariage étonnant de délicatesse et de raffinement, une entrée qui fait partie de mon répertoire culinaire depuis des années
Pour 4 personnes :
Pour la mousse d'asperges :
500 g d'asperges
3 oeufs entiers
150 g de crème fraîche
sel, poivre du moulin
Pour les moules :
2 cuillères à soupe de pistaches (non salées) hachées
20 g de beurre
Pour la sauce à la pistache :
1 cuillère à café de pâte de pistache (en vente sur le web)
2 jaunes d'oeufs
3 cuillères à soupe d'eau
250 g de beurre clarifié
1/2 jus de citron
sel, poivre du moulin
Peler et laver les asperges - Les cuire dans une grande quantité d'eau salée pendant 25 minutes environ, départ à froid - Arrêter la cuisson en les plongeant dans de l'eau très froide.
Les mixer puis les passer dans une passoire fine afin d'éliminer les éventuelles fibres - Les laisser complètement refroidir.
Beurrer grassement des ramequins (au doigt ou au pinceau) et les chemiser de pistaches concassées (ce détail apportera du croquant à la recette et tranchera avec le moelleux des mousselines).
Réserver au froid (pour éviter que le beurre s'incorpore à la préparation qui aurait alors plus de mal à se démouler).
Remettre les asperges dans le mixer, ajouter 3 oeufs entiers, la crème fraîche, sel et poivre - Mixer pour obtenir un appareil homogène (pas trop pour ne pas faire tourner la crème) - Verser dans les ramequins et cuire au four 25 à 30 minutes environ thermostat 8/9 au bain-marie (éventuellement couvrir d'un papier aluminium si la coloration est trop rapide).
Diluer la pâte de pistache avec l'eau en remuant bien (plus de morceaux), ajouter les jaunes d'oeufs, sel, poivre, et fouetter sur un bain-marie jusqu'à ce que la préparation épaississe et forme le ruban - Hors du feu, ajouter le beurre clarifié et l'incorporer petit à petit en tournant (hollandaise).
Démouler une mousse d'asperges à la pistache au centre d'une assiette, cordon de sauce à la pistache autour. Décor au choix.
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